lundi 12 juillet 2010

Internet pourrait devenir 100 à 1000 fois plus rapide... mais pour qui ?

Vincent Chan est chercheur en ingénierie électrique et informatique au MIT, le célèbre Massachussets Institute of Technology, qui a tant contribué dans les 50 dernières années aux progrès de l'informatique et des télécommunications. Il travaille depuis plus de 20 ans dans le domaine des communications optiques, et les sujets de recherche qui occupent son équipe sont les réseaux optiques dans l'espace, les réseaux de satellites, et corollairement les moyens d'améliorer les débits des réseaux optiques.

Comme l'indique le professeur Chan, « Notre objectif de recherche est la création d'une architecture de réseau optique optimisée et hétérogène, comprenant des éléments technologiques actuels et futurs, qui exploite pleinement le potentiel de la technologie optique et qui sera en mesure de prendre en charge la croissance exponentielle des futurs besoins en bande passante ».
Il explique que « Notre approche de l'élaboration d'une architecture de réseau optique optimale implique une restructuration et une optimisation de la structure de la couche réseau existante par : (i) le traitement de l'architecture, des protocoles, et de la couche physique comme une seule entité avec des sous-systèmes fortement interagissants mais distincts, et (ii) employant la technologie prévisible ainsi d'imaginables technologies matérielles révolutionnaires pour exploiter les avantages de l'optique partout où c'est possible. Le réseau optique intelligent résultant sera dynamiquement reconfigurable, et permettra diverses nouvelles applications par l'optimisation transparente de la performance du réseau pour tous les types de trafic. Basé sur une optimisation à l'échelle du système, les mécanismes de commutation, de routage et de transport les plus efficaces seront développés. »

Commutation de flux optiques

Parmi les concepts d'architecture réseaux sous-tendant les recherches de l'équipe de Vincent Chan figure l'OFS, « optical flow switching » soit, en bon français, la « commutation de flux optiques ». L'idée provient d'un constat simple : les architectures de réseaux actuelles utilisent de plus en plus massivement la fibre optique pour transmettre de très importants volumes de données, à très haut débit, sur de grandes distances. Mais de nombreuses interconnexions, nécessaires pour commuter ou router des paquets, obligent trop souvent à repasser sur de la circuiterie électronique classique. Or la traversée de ces multiples convertisseurs optique <-> électrique dégrade la performance globale d'un réseau : en effet, lorsque les commutateurs ou routeurs doivent convertir simultanément plusieurs signaux optiques en signaux électriques, ils doivent traiter séquentiellement les signaux optiques : durant le traitement nécessaire à la conversion d'un signal, les autres signaux sont mémorisés pour être traités ultérieurement. Même s'il est question ici de délais qui se comptent en millisecondes, cela accroit la latence et pénalise le débit global des paquets.

La solution proposée par M. Chan et son équipe, et présentée dans ce document (PDF), s'explique simplement : établir des circuits optiques de bout en bout, pour s'affranchir des phases de conversion optique <-> électrique.



Et pour cela il faut favoriser le passage du trafic sur des « routes optiques à sens unique ». On passe d'une logique de commutation de paquets à une logique de commutation de circuits. la performance sera logiquement améliorée, mais quid de la robustesse de telles architectures ?



Internet de 100 à 1000 fois plus rapide

Selon les travaux du MIT, cette approche permettrait à Internet d'être de 100 à 1 000 fois plus rapide qu'aujourd'hui, conséquence d'un abaissement des coûts réseaux d'un facteur équivalent :



Avantage supplémentaire, le passage au tout optique entraînerait une baisse significative de la consommation d'énergie.

A l'heure où l'usage d'Internet fixe et mobile explose, et avec lui la demande en bande passante dans les pays les plus développés du monde, et alors que l'économie d'énergie devient une préoccupation de tous, ces recherches font sens. Pour Vincent Chan, qui s'est exprimé dans ComputerWorld,

« Nous pensons à l'avenir, lorsque les processeurs d'ordinateur sont beaucoup plus puissants et que nous aurons beaucoup plus de téléchargements et d'applications. Quand nous aurons des processeurs plus puissants, les gens demanderont plus de vitesse. La question est : est ce que ces nouveaux processeurs et leurs applications puissantes seront pris en charge par Internet ? Tout le monde utilisera plus d'applications à haut débit, comme la 3D, les jeux interactifs, le trading à haute fréquence ».


Une nouvelle génération d'équipements

Ori Gerstel, ingénieur principal chez Cisco Systems, indique que plusieurs autres techniques pour augmenter le débit des réseaux optiques, comme le « burst switching » ou l'« optical packet switching » (commutation de paquets optiques) ont été proposées, mais que la commutation de flux optiques est « beaucoup plus pratique ». Mais selon lui
« le principal obstacle à son adoption n'est pas technique mais économique ».
En effet, la mise en œuvre de l'approche OFS impliquerait de remplacer les commutateurs et routeurs Internet existants par de nouveaux équipements...

Accélérer encore le débit... pour quels utilisateurs ?

Ces considérations financières sont évidemment loin d'être négligeables pour les opérateurs d'infrastructure. Et au delà, si la problématique du débit sur les grandes artères de l'Internet est importante pour eux, il ne faut pas oublier que le vrai souci, pour les utilisateurs du réseau, se situe encore aujourd'hui à sa périphérie, dans les réseaux d'accès : que ce soit dans les pays peu développés d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie mais aussi dans les zones rurales des grands pays développés, trop d'habitants de la planète souffrent encore de ne pas disposer d'une connexion à haut débit. Faute de pouvoir utiliser au moins 2 Mb/s de débit descendant et/ou 512 kb/s de débit montant, ils sont dans une situation qui contraint fortement les usages qu'ils peuvent faire d'Internet, et les avantages qu'ils en retirent.... Lire la suite...

L'opérateur japonais EMobile déploie un réseau 3G+ à 42 Mbit/s


L'opérateur japonais EMobile prépare le lancement de services HSPA. Le débit maximal annoncé sur son réseau haut débit sera de 42 Mbit/s. Toutes les grandes cités japonaises devraient être couvertes fin 2010.

Devant l'augmentation du trafic issu des smartphones, l'opérateur mobile japonais EMobile passe à la vitesse supérieure. Il a décidé de renforcer la capacité de son réseau en s'appuyant sur les technologies HSPA afin d'atteindre des débits jusqu'à 42 Mbit/s et d'accepter plus d'abonnés.

L'opérateur est actuellement en phase de pré-lancement. Le lancement commercial sera effectif d'ici la fin de l'année. « Nous allons disposer du réseau haut débit mobile le plus évolué du Japon et fournir à nos clients une véritable expérience du haut débit mobile" annonce Eric Gan, président d'EMobile. Le nouveau réseau HSPA sera déployé sur les zones métropolitaines comme Tokyo, Tokai et Osaka. Les équipements retenus sont fournis par le suédois Ericsson.
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Les boîtiers de TV sur IP : un marché estimé à 3 milliards de dollars


Le français Netgem est dans la course en ce qui concerne les boîtiers TV sur internet. Le marché pèse 3 milliards de dollars. Netgem a présenté ses solutions le 8 juillet à Paris. L'équipementier a mis en avant ses déploiements effectués chez Monaco Télécom et l'opérateur historique australien Telstra.

L'équipementier Netgem part à l'assaut d'un marché estimé à 3 milliards de dollars et qui a connu une croissance de 25% l'année dernière, celui des Set Top Boxes IP.

Le 8 juillet, Netgem a présenté un bilan du premier semestre de son activité. Le chiffre d'affaires global atteint 74,3 millions d'euros. La part de l'international s'élève à 12 millions d'euros soit dix fois plus qu'en 2009 grâce essentiellement à la signature du contrat avec Telstra (l'opérateur télécoms historique australien). Le directeur général, Christophe Aulnette, a souligné la croissance de son entreprise par rapport à 2009.

Netgem envisage la Set Top Box comme un agrégateur de fonctionnalités c'est-à-dire un "media center". L'entreprise française estime qu'il faut placer toute la technologie de TV sur IP dans les box et non plus dans les infrastructures de services. Cela permettrait d'optimiser la délivrance des programmes TV.

Le logiciel Netgem TV implanté dans la box permet l'accès à de multiples sources de contenus comme du broadcasting, des services web ou encore une plateforme sur le réseau domestique de la maison. Un middleware permet en outre la lecture de nombreux langages internet tels que le HTML et assure la compatibilité avec Linux. Dernier point, un outil de développement (SDK) est placé dans la box afin de créer des application personnalisées à l'instar d'un appstore (magasin d'applications).

Netgem à également fait une démonstration du fonctionnement de ses solutions via le portail de Monaco Télécom qui comme Telstra est un de ses client. Ainsi les 17 000 monégasques souscrivant à l'offre de Monaco Télécom ont accès à un portail généraliste d'où ils peuvent regarder la TV, et également avoir accès à certains contenus web tels que Youtube ou encore à un système de VOD (Vidéo à la demande) et de vidéo de rattrapage (catch-up TV). Un dispositif de contrôle à distance permet l'enregistrement de programmes. A noter qu'un smartphone (iPhone, iPad, Blackberry etc.) peut faire office de télécommande via une application gratuite téléchargeable en ligne sur un magasin d'applications.

Photo : Set Top Box de Netgem, D.R
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mercredi 30 juin 2010

Cisco pousse son standard de vidéo conférence immersive, tout seul



Cisco devrait présenter son protocole destiné à l'intéropérabilité des systèmes de télé-présence à la conférence InfoComm de Las Vegas de cette semaine. Le constructeur apparaît cependant bien isolé dans sa démarche.

La télé-présence est un mode de visio-conférence immersive particulièrement efficace pour réaliser une réunion en quasi conditions de rencontre physique réelle. Cette solution est encore très jeune (et accessoirement très coûteuse). Conséquence, on manque de standard afin d'assurer la communication entre des systèmes de constructeurs différents.

Qu'à cela ne tienne, Cisco espère convaincre l'industrie d'adopter son protocole Telepresence Interoperability Protocol (TIP). Un premier produit intégrant ce standard doit être commercialisé en juillet. Le développement de TIP a été amorcé avant l'acquisition de Tandberg et devrait naturellement s'insérer au sein de Telepresence Server.

Le rachat de Tandberg, estimé à 3,4 milliards de dollars, s'est terminé en avril dernier. Il a rapproché les systèmes de téléprésence de Cisco avec les produits d'entrée de gamme de Tandberg. Il s'agit aussi de l'alliance de deux grands acteurs de la collaboration vidéo, qui ont un intérêt à travailler sur l'interopérabilité de leurs solutions déjà installées en entreprise.

TIP est capable de restituer l'origine spatiale du son et de l'image dans un contexte multi-écrans et avec plusieurs intervenants. « C'est le premier protocole qui réalise cela quel que soit le système d'un autre fournisseur choisi » déclare Charles Stucki, vice-président du groupe Technology Telepresence de Cisco et d'ajouter « TIP peut également transformer des flux multiples en un seul signal, capable de mieux travers les systèmes de sécurité, comme les firewalls ou les contrôleurs de session ».

« Il n'existe pas de standard dans l'industrie pour décrire un système multi-écrans. Par exemple, dans une solution à trois écrans, lequel est à gauche, à droite et au centre ? » souligne le responsable. Cisco apparaît comme le plus avancé pour faire de son TIP un standard du marché. En juillet, l'équipementier doit passer TIP en mode Open Source et en août, il devrait soumettre ce protocole à un organisme indépendant. Ce dernier n'est pas encore choisi mais Charles Stucki n'est pas inquiet « dés que cet organisme sera trouvé, la norme TIP sera validée ».
Reste que cela ne sera peut-être pas aussi simple que cela de pousser ce standard dans le monde de la vidéconférence. Le mois dernier, un groupe de fournisseurs comprenant Microsoft, Polycom et HP, a créé un forum pour l'interopérabilité des communications unifiées (UCIF), avec comme objectif de faire travailler ensemble les différents systèmes proposés. Cisco a été invité à rejoindre ce forum et réfléchit sur l'impact d'un tel engagement.

« L'interopérabilité est une bataille plus politique que technologique » explique Jonathan Edwards, analyste chez l'institut IDC, et d'ajouter « l'absence d'intéropérabilité entre les systèmes multimédia n'est pas intentionnelle, mais provient de la course à l'innovation des entreprises pour capter le marché sans attendre la standardisation. Il y a encore du chemin à faire. » Il espère que l'interopérabilité aboutira d'ici 4 ou 5 ans.

Lors de la conférence à Las Vegas, Cisco a présenté plusieurs produits et logiciels. Ainsi, le MSE 8710 Telepresence Server Blade et MSE 8510 Media2 Blade, qui sont compris dans la série MSE 8000, disposent d'une version logicielle offrant plus de capacité. Le 8710 blade, pour des réunions multi-écrans, peut supporter jusqu'à 48 sessions en simultanée. Le 8510, pour des appels à simple écran, peut servir jusqu'à 60 utilisateurs en simultané.

Cisco a également fait évoluer sa gamme de Telepresence avec un produit dédié aux entreprises moyennes. Le Telepresence Commercial Express est paramétré pour servir 10 utilisateurs et coûtera aux alentours de 99 000 dollars. Enfin, l'équipementier porte une solution de téléprésence de Tandberg en haute définition pour les PC, appelée Movi, et sera étendu à Mac OS X. Lire la suite...

Le 100 Gbit/s bientôt dans les réseaux optiques

Les acteurs des réseaux optiques se sont donné rendez-vous à Monaco pour présenter leurs nouveautés. Ils réfléchissent également sur les évolutions technologiques, avec en particulier le passage au 100 Gbit/s.

Du 14 au 17 juin, le salon Optical Networking de Monaco été l'occasion de faire le point sur une technologie cruciale pour les opérateurs, les fournisseurs de services et les grandes entreprises : les équipements de transmission sur fibre optique.

Selon Jia Ying Wang, ingénieur en chef chez ZTE « la croissance de trafic IP de nos clients double chaque année, il est nécessaire de leur apporter des équipements qui répondent à ce besoin ». L'équipementier délivre une gamme ad hoc pour cela, la série ZXOne 8000, gérant de 800 Gbit/s de flux à 3,2 Tbit/s. Cette gamme cible le coeur de réseaux, l'agrégation de réseaux métropolitains ou les backbone. Ces équipements intègrent les standards ODU 0/1/2/3.

Face à cette montée en charge des réseaux, renforcée par l'expansion de la donnée mobile, les différents acteurs de l'optique s'interrogent sur la capacité nécessaire pour la transmission des données.

Il y a quelques années, le 1 Gbit/s était devenu une étape obligatoire pour répondre à cette demande. Puis est arrivé le 10 Gbit/s qui s'est imposé progressivement. Aujourd'hui, la machine s'emballe comme l'a expliqué John d'Ambrosia, président du groupe de travail sur la norme 802.3ba à l'IEEE. Cette norme est en cours de développement et appartient au groupe de normes de l'Ethernet.

Cette nouvelle norme spécifie la couche Physique et MAC pour des débits allant jusqu'à 40 Gbit/s sur des paires torsadées ou à 100 Gbit/s sur fibre optique. « Quand nous avons commencé à travailler en 2007 sur le 40 et 100 Gbit/s, il n'y avait pas Facebook et ses 450 millions de personnes qui s'échangent des photos et des vidéos » se souvient John d'Ambrosia.

L'organisme travaille donc pour livrer une standardisation la plus efficace possible. Cela devrait amener la fabrication de modules 4x 25 Gbit/s en Ethernet plutôt que 10 x 10 Gbit/s, une amélioration de la consommation électrique, et l'augmentation des distances pour le signal en fonction du câblage supporté.

A la question : est-ce que la demande est là pour cette connectivité, Jia Ying Wang de ZTE reste philosophe « aujourd'hui nos clients nous demandent d'aller vers le 40 Gbit/s Ethernet, mais nous sommes prêts à les accompagner vers plus de débit ». Les autres équipementiers interrogés sur le salon partagent sensiblement ce point de vue et propose tous des produits adéquats.

Alcatel-Lucent montrait son commutateur optique PSS 1830 capable de gérer le 100 Gbit/s sur une seule longueur d'onde. Idem du côté d'Infinera qui vient de démontrer avec l'opérateur nippon NTT une transmission en 100 Gbit/s via une plate-forme DTN de l'équipementier.

John d'Ambrosia a rappelé qu'il fallait se pencher sur la question du futur avec l'arrivée du très haut débit mobile, la 4G, sans toutefois prononcer le terme Terabit/s Ethernet, que d'aucun envisage pour 2015, c'est-à-dire demain. Lire la suite...

dimanche 25 avril 2010

Alcatel-Lucent annonce 300 Mbit/s sur le fil de cuivre jusqu'à l'abonné

Alcatel-Lucent a déclaré mercredi 21 avril avoir trouvé un moyen de transférer des données à 300 Mbit/s sur deux lignes de cuivre. Cette découverte n'a pas encore passé les murs du laboratoire. Les véritables produits et services ne sont pas attendus avant 2011.

Selon Stefaan Vanhastel, directeur marketing chez Alcatel-Lucent Wireline Network, les chercheurs des laboratoires Bell Labs ont présenté une technologie permettant de transférer des données à 300 Mbit/s sur une distance de 400 mètres en utilisant la technologie VDSL2 (Very high bitrate Digital Subscriber Line). Stefaan Vanhastel précise que selon le test, le débit peut même atteindre 100 Mbit/s sur 1000 mètres.

En soi, le VDSL2 plafonne à 100 Mbit/s sur une distance de 400 mètres. Donc pour obtenir un débit trois fois plus important, Alcatel-Lucent associe un certain nombre de technologies différentes. Pour y parvenir, Alcatel-Lucent a recours à une première astuce, à savoir utiliser deux paires de cuivre simultanément. Une autre possibilité consiste à utiliser ce qu'il appelle le « mode fantôme ». Cette technologie s'emploie à créer une troisième paire de lignes de cuivre virtuelle qui envoie des données sur la combinaison des deux lignes physiques.

Malgré tout un problème se pose. Lorsque l'on utilise ces deux technologies, on récolte aussi beaucoup de diaphonie, une forme de bruit qui dégrade la qualité du signal et réduit la bande passante. Donc au lieu d'avoir 300 Mbit/s, on n'a plus que 200 Mbit/s.

Pour résoudre ce problème, Alcatel-Lucent utilise la vectorisation, une technologie qui fonctionne comme dans le cas des casques anti-bruit. Ce système analyse en continu les conditions de bruit sur les lignes de cuivre et envoie ensuite un nouveau signal pour supprimer ce bruit.

Stefaan Vanhastel annonce que « c'est une technologie vraiment complexe qui nécessite le traitement de Go de données sur le signal uniquement pour calculer les modèles de perturbation. » A long terme, placer de la fibre-optique jusqu'aux foyers est la meilleure solution pour avoir une bande passante élevée. Et selon Stefaan Vanhastel, dans 15 ou 20 ans, tous les foyers en seront équipés. Mais en attendant, les opérateurs doivent être capable d'utiliser les réseaux de cuivre existants pour offrir un meilleur débit aux foyers ne disposant pas de la fibre optique.

Une étude marketing du cabinet Point Topic dévoile qu'actuellement, le cuivre est le moyen le plus répandu pour délivrer du haut-débit. Environ 65% des abonnés ont une connexion haut-débit basée sur le DSL (Digital Susbscriber Line), alors que 20% sont câblés et 12% bénéficient de la fibre optique.




D'après cette étude, aujourd'hui, la vitesse moyenne de l'ADSL pour les ménages varie de 9,2 Mbit/s en Europe de l'Ouest et en Asie-Pacifique à 1,9 Mbit/s en Asie du Sud-Est.

Le recours à la vectorisation sur VDSL2 est actuellement en cours de normalisation par l'Union Internationale des Télécommunications. La dernière révision de la normalisation s'achève aujourd'hui et s'il n'y a pas d'autres commentaires, Alcatel-Lucent précise qu'elle sera ratifiée à la fin du mois d'avril. Pour Ericsson, qui travaille aussi sur des produits qui utiliseront la vectorisation, tout sera finalisé au plus tard au mois de juillet.

Alcatel-Lucent et Ericsson pensent débuter cette année les essais sur le terrain de la vectorisation pour commercialiser cette technologie dès 2011.

Des débits qui dépassent les 300 Mbit/s peuvent être atteints en utilisant plus d'une paire de lignes de cuivre. Néanmoins, Alcatel-Lucent opte pour deux paires de cuivre car ce sera selon eux le scénario le plus réaliste au moment où cette technologie sera déployée dans les foyers. Stefaan Vanhastel estime que l'on pourrait utiliser six paires, mais ce serait fait uniquement pour raccorder les entreprises et peut-être pour un usage dans les réseaux de collecte des réseaux télécoms mobiles.

Il ajoute : « nous aurions pu annoncer 1 Gbit/s ou 2 Gbit/s, mais nous avons volontairement choisi de ne pas le faire car ce n'est pas un scénario réaliste ». Lire la suite...

jeudi 22 avril 2010

Les câbles sous-marin, maillons faibles de l’interconnexion télécoms monde ?

Selon un récent rapport IEEE, il est nécessaire d'étoffer les réseaux de câbles télécoms sous-marins qui relient les continents. Les risques de pannes majeures pouvant impacter l'économie mondiale seraient minimes mais ne doivent pas être ignorés.


Ces dernières années, le volume de données échangées à travers le monde n’a pas cessé de croître .

Ainsi, selon Cisco, le trafic Internet mondial correspondrait à un volume de 11,4 Gigaoctets par mois et par abonnés en moyenne.

C’est inquiétant selon les experts en réseaux IT qui prédisent chaque année une saturation prochaine du World Wide Web.

Et l’essor de la vidéo en ligne et des réseaux sociaux va aggraver la situation.

Le manque de méga-câbles sous-marins pour transporter les données à travers la planète serait l’un des éléments préoccupants.

Un rapport de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers, réalisé par le cabinet d’études EastWest Institute (en lien avec un projet de recherche international), souligne la nécessité de renforcer les réseaux de câbles sous-marins.

Primo, l’objectif est d’éviter l’engorgement des tuyaux. Secundo, il est nécessaire de créer plusieurs chemins physiques différents afin que des réseaux alternatifs prennent le relais en cas d’incident technique majeur ou d’acte malveillant.

Karl Rauscher, ex-conseiller du gouvernement américain sur la cyber-sécurité après les attentats du 11 septembre 2001 et contributeur de cette étude EastWest Institute réalisée pour le compte de l’IEEE, insiste sur la nécessité de blinder et d’étoffer les réseaux de câbles sous-marins pour éviter les risques de paralysie complète de l’économie mondiale.

“Le risque zéro n’existe pas”

Selon Reuters qui a pu obtenir un extrait de ce rapport, la probabilité d’une panne globale ou régionale du réseau est très faible, mais on sait que le risque zéro n’existe pas.

“L’impact d’une telle défaillance sur la sécurité internationale et la stabilité économique pourrait être dévastateur … Il n’y a pas d’alternatives de secours suffisantes en cas de perte totale de la connectivité régionale ou mondiale” , est-il souligné dans ce rapport.

Il précise que “les satellites ne peuvent pas gérer le volume du trafic - la capacité disponible est relativement plus faible.”

Un rapport qui fait figure de signal d’alarme.“La civilisation peut-elle se remettre de la panne d’une technologie qui a été si rapidement adoptée sans un plan de secours ? … Sans (le réseau), l’économie mondiale (marchés financiers) serait immédiatement figée.”

Réseaux câblés sous-marins : des situations préoccupantes en Asie

Le cas de la zone Asie préoccupe. Car l’essor économique ne coïncide pas forcément avec le déploiement de capacités techniques sous-marines adéquates pour faciliter l’interconnexion avec le reste du monde.

En guise d’exemple, l’étude IEEE cite zone du détroit de Luzon au sud de Taïwan, le détroit de Malacca et la Mer Rouge qui sont des points critiques de passages pour les principaux câbles télécoms et peuvent apparaitre comme des “goulets d’étranglement”.

“Une seule catastrophe dans une telle zone pourrait causer une perte totale de la connectivité régionale et mondiale” , souligne le rapport.

On se souvient notamment de l’impact international résultant de la coupure de plusieurs câbles sous-marins en décembre 2008.

Cet incident avait entrainé des perturbations pour plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Asie.

Notre dépendance pour ces infrastructures critiques et le manque de sécurité qui s’y rattache commencent à inquiéter les experts.

Signe que le sujet préoccupe au plus haut niveau : Karl Rauscher a présenté lundi dernier son rapport à 40 ambassadeurs à Washington.

Il reviendra sur ce sujet critique lors d’un sommet sur la cyber-sécurité qui se tiendra du 3 au 5 mai à Dallas (Texas). Lire la suite...

jeudi 1 avril 2010

La technologie femtocell prépare son assaut

Le nombre de boîtiers femtocell présents dans les foyers et les entreprises devrait croître de 657% en trois ans. Cette technologie hybride devrait intéresser les équipementiers, les FAI et les opérateurs mobiles.

La technologie femtocell est faite pour durer. Selon une étude du cabinet iSuppli, le nombre de boîtiers femtocell va passer de 571 000 stations en 2009, à 1,9 million cette année, pour atteindre, en 2011, les 7,2 millions d’unités et les 39,6 millions de stations de base écoulées en 2013, soit une progression spectaculaire de 657% en trois ans.

Rappelons que la technologie femtocell permet de créer des points d’accès afin d’établir des mini-réseaux 3G via une connexion haut débit IP standard de type ADSL, directement au domicile des abonnés ou dans les entreprises.

Ces femtocells, également appelées femtocellules, se matérialisent sous la forme de petits appareils plug-and-play de faible puissance, qui offrent une couverture 3G localisée et une capacité dédiée en utilisant la connexion haut débit de l’abonné comme liaison.

Pour le moment, la technologie femtocell reste encore peu connue du grand public, même si des équipementiers, des opérateurs et des fournisseurs d’accès à Internet poussent l’intégration des stations de bases femtocell auprès du grand public.

Ainsi, Alcatel-Lucent propose depuis quelques semaines aux entreprises une nouvelle offre femtocell, basée sur un routeur de mini-station de base femto conçu par l’équipementier télécoms, qui réunit l’accès radio 3G W-CDMA/HSPA et les éléments de cœur de réseau.

En outre, SFR s’est aussi récemment tourné vers cette nouvelle technologie de communication hybride, en proposant depuis la fin de l’année dernière à ses clients un nouveau boîtier baptisé SFR Home 3G, à connecter à sa set-top box, pour pouvoir faciliter les communications 3G passées depuis un mobile ou un PC connecté au Web grâce à une clé 3G.

Le FAI Free intègrera lui aussi à sa prochaine génération de Freebox la technologie femtocell.

Les opérateurs ont tout intérêt à soutenir le développement des stations de base femtocell. En effet, la bascule, à l’intérieur des bâtiments, vers l’ADSL pour profiter d’une couverture 3G pourrait contribuer à partiellement désengorger les réseaux mobiles, qui pourraient vite arriver à saturation.

L’expérience utilisateur pourrait aussi s’en trouver améliorée, dans la mesure où la couverture 3G traditionnelle proposée par les opérateurs mobiles restent souvent inégale d’un endroit à un autre, notamment en intérieur. Lire la suite...

mardi 30 mars 2010

L'Ethernet à 100 Gbit/s en démonstration

L'Ethernet à 100 Gbit/s sur fibre optique pour les opérateurs télécoms a été présenté en démonstration lors de l'événement OFC/NFOEC (Optical Fiber Communication Conference and Exposition et The National Fiber Optic Engineers Conference) 2010 qui se déroulait du 22 au 25 mars 2010 à San Diego.



Sept acteurs du marché ont présenté des transferts de données sur de l'Ethernet à 100 Gbit/s. On citera Infinira, Juniper Networks, Finisar et Opnext. Le transfert a eu lieu entre un routeur T1600 de Juniper Networks et un réseau DTN d'Infinera. Le module d'interface 100 Gigabit Ethernet du DTN utilisé est le dernier prototype, compatible avec les spécifications IEEE 802.3ba. Le salon a été l'occasion d'évoquer la prochaine étape qui est l'Ethernet à 400 Gbit/s chez les fournisseurs.



Illustration : commutateur d'Infinera (D.R.) Lire la suite...

Google submergé par les candidatures pour tester son futur réseau haut débit

Le processus d'appel à candidatures proposé aux municipalités américaines s'est terminé vendredi 26 mars. Google dit avoir reçu 1 100 dossiers qu'il va désormais examiner avant d'annoncer sa liste en fin d'année.



Le projet de Google de proposer un accès Internet très haut débit en fibre optique à domicile (Fiber To The Home ou FTTH) à 1 Gbit/s a suscité un vif intérêt.

Le 10 février dernier, le géant de Mountain View annonçait son intention de déployer un réseau pilote dans un certain nombre de municipalités volontaires avec pour objectif de couvrir 50 000 personnes (et jusqu'à 500 000 à terme). L'appel à candidatures s'est clos vendredi dernier, et d'après Google, le projet a suscité un grand enthousiasme : 1 100 municipalités se sont portées candidates pour recevoir ce réseau et 194 000 personnes ont envoyé des demandes individuelles.

Des villes prennent le nom de Google


Certaines villes n'ont pas hésité à se rebaptiser pour prendre le nom de Google. Le maire de Sarasota (Floride) a même plongé dans un bassin avec des requins (voir la vidéo) pour attirer l'attention sur sa ville. Google va maintenant étudier les dossiers, faire un premier tri puis entamer une tournée sur le terrain avant d'annoncer « la » ou « les » communes qu'il a retenues en fin d'année.

La compagnie n'a pas encore fourni de date précise ni de tarif pour ce service qu'il présente comme expérimental. Mais nul ne doute que le succès du déploiement pourrait l'amener à revoir son ambition à la hausse…
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lundi 29 mars 2010

4G : Samsung planche sur un terminal mobile pour le réseau LTE de MetroPCS

Samsung travaille à la mise au point d’un terminal dédié au très haut débit mobile 4G, le SCH-r900, conçu pour fonctionner sur le futur réseau LTE de l’opérateur américain MetroPCS.

Dans l'industrie des télécommunications, LTE (Long Term Evolution) est le nom d'un projet au sein du 3GPP qui vise à produire les spécifications techniques de la future norme de réseau mobile de quatrième génération (4G). "wikipedia"




Samsung se convertit définitivement au très haut débit mobile.

Après avoir fourni, dès décembre dernier, des clés 4G permettant de se connecter au premier réseau LTE (Long Term Evolution) commercial implanté par TeliaSonera à Stockholm, en Suède, le constructeur coréen travaille à l’élaboration de son propre terminal mobile, le SCH-r900, qui supportera la norme LTE.

Ce mobile Samsung dédié au très haut débit mobile devrait fonctionner sur le réseau de MetroPCS, le cinquième réseau mobile aux Etats-Unis, dès que l’opérateur télécoms aura déployé sur le territoire américain ses offres commerciales LTE, dans le courant du second semestre.

Les spécifications de ce nouveau mobile SCH-r900 n’ont pas encore été dévoilées par Samsung.

Concernant le développement de la 4G, le LTE semble peu à peu prendre le pas sur le Wimax. Début mars, Cisco a annoncé qu’il abandonnait la production de solutions d’accès Wimax pour se consacrer au développement de solutions basées sur le LTE.

Début 2009, Nokia avait annoncé l’arrêt de la commercialisation de son unique terminal Wimax N810.

Pour autant, le LTE devrait encore mettre un peu de temps pour s’imposer comme l’avenir de la 4G. Selon le Wimax Forum, 555 réseaux sous la norme Wimax 802.16 sont implantés dans 147 pays. En outre, la couverture Wimax dans le monde pourrait s’étendre à un milliard d’habitants en 2011.

De son côté, l’Union Européenne a décidé d’investir cette année 18 millions d’euros dans des travaux de recherches concernant la technologie LTE Advanced, qui servira à élaborer les futurs réseaux 4G. Lire la suite...

Composés innovants pour les capteurs optiques

Un nouveau polymère photoluminescent a été mis au point dans le cadre du projet OPAMD pour la fabrication de capteurs optiques rentables et écologiques.



Parmi les diverses méthodes mises en œuvre jusqu'à présent pour la détection de composés nitro-aromatiques tels que les explosifs et les herbicides, l'inhibition de fluorescence semble être la solution la plus prometteuse pour la nouvelle génération de capteurs optiques. Par inhibition (ou «quenching»), on entend la réduction de l'intensité de la fluorescence de matériaux spécifiques contenant des composés émissifs et transporteurs de charge.

De nombreux matériaux inorganiques peuvent servir à identifier la présence de composés nitro-aromatiques grâce au changement frappant dans leur photoluminescence. Cependant, on constate un intérêt de plus en plus grand pour le remplacement des matériaux inorganiques dans les capteurs optiques par des matériaux moléculaires organiques, en raison de leur facilité de fabrication et également de leur faible coût.

Dans le cadre du projet OPAMD, les chercheurs des laboratoires Thales Research & Technology en France ont synthétisé un polymère fonctionnalisé du point de vue moléculaire à partir du monomère aromatique styrène, le PST-NI. Grâce à l'introduction d'un groupement de chromophores de naphthalimide dans le polystyrène, ils ont pu obtenir des rendements quantiques de fluorescence dans des couches fines solides, qui peuvent atteindre jusqu'à 60 %.

Des propriétés similaires spectroscopiques ont été observées dans les solutions, et indiquent l'absence d'interactions entre les chaînes latérales de polymères. L'absorption et les spectres de fluorescence de PST-NI ont également été examinés après l'introduction de différents pigments organiques. L'ajout de quinacridone et de chromophores de pérylène imide a déplacé le pic d'intensité de la fluorescence vers les portions verte et rouge dans le spectre visible, respectivement.

En outre, les durées de vie de la fluorescence de PST-NI ont été mesurées en présence et en l'absence de composés nitro-aromatiques tels que 2,4-dinitrotoluène (DNT). Le déclin de l'intensité de la fluorescence vérifié sur plusieurs minutes d'exposition à DNT n'a pas excédé 50 %, ce qui rend ces matériaux polymériques très intéressants pour des applications de capteurs. Lire la suite...

Le projet HIRF-SE s'attaque aux interférences électromagnétiques

Le projet HIRF-SE («High intensity radiated field synthetic environment»), financé par l'UE, étudie la façon de réduire l'impact des interférences électromagnétiques sur les avions. Les partenaires participant au projet cherchent à améliorer un modèle informatique pour identifier les interférences provenant de sources électromagnétiques naturelles ou artificielles, situées dans l'aéronef ou au dehors. Le projet HIRF-SE est financé par le septième programme-cadre (7e PC) de l'UE, à hauteur de 17,8 millions d'euros.



HIRF-SE vise à fournir à l'industrie aéronautique un cadre utilisable pendant la phase de développement, afin d'identifier efficacement les sources électromagnétiques à un stade précoce de la conception. Les partenaires du projet souhaitent également réduire le nombre de tests de certification et de qualification imposés aux avions. Selon les chercheurs, le projet proposera des solutions validées et intégrées pour modéliser, simuler numériquement et tester un avion par rapport aux sources électromagnétiques, ainsi que pour développer une approche intégrée dans le cadre d'une architecture ouverte et évolutive.

«L'identification des risques potentiels dès les premières étapes de la conception permettra d'améliorer la sécurité et d'économiser du temps et de l'argent», explique le professeur Andrew Marvin, directeur adjoint du département d'électronique de l'université de York, au Royaume-Uni, un partenaire du projet. L'université a reçu une subvention d'un million d'euros pour son action dans le cadre du projet HIRF-SE. Ses chercheurs s'efforceront d'aider les constructeurs à fabriquer des avions plus sûrs.

Les systèmes électroniques sont indissociables des avions modernes. Mais ils peuvent être la source de problèmes s'ils se perturbent mutuellement ou subissent des interférences dues à de puissants radars, à des communications électroniques ou à la foudre. Actuellement, des spécialistes sont chargés de tester la vulnérabilité des nouveaux avions aux interférences électromagnétiques, mais ces tests sont menés à un stade relativement tardif du processus de production.

Le projet HIRF-SE vise à identifier au plus tôt tous les problèmes potentiels, en faisant appel à des programmes de modélisation informatique plus sophistiqués.

«Les interférences peuvent perturber les systèmes électroniques d'un avion moderne, ce qui peut avoir de très graves conséquences. Il est donc essentiel que chaque appareil soit minutieusement testé avant son exploitation», souligne le professeur Marvin. «Ce processus de test et de correction des problèmes décelés peut se révéler très coûteux.»

L'équipe HIRF-SE estime que les résultats obtenus aideront l'industrie à faire face à l'utilisation croissante de structures et de matériaux composites. En outre, le projet permettra de simuler l'adoption générale d'une typologie d'un grand nombre de sources d'interférences électromagnétiques (internes et externes). Il apportera une méthodologie et un outil (conformes aux organismes de certification) aboutis qui devraient être adoptés par le secteur de l'aviation civile.

D'une durée de 48 mois, le projet est coordonné par Alenia Aeronautica SpA (Italie). Y participent également des scientifiques, des universitaires, des ingénieurs et des entreprises, notamment Evektor Spol. sro (République tchèque), Eurocopter Deutschland GmbH (Allemagne), Hellenic Aerospace Industry SA (Grèce), EADS - Construcciones Aeronauticas SA (Espagne), Oktal Synthetic Environment (France) et Totalforsvarets Forskninginstitut (Suède).

Pour de plus amples informations, consulter:

Université de York, département d'électronique:
http://www.elec.york.ac.uk Lire la suite...

Nokia cherche le nirvana du surf mobile avec Novarra

En acquérant une société basée à Chicago et orientée technologies de navigation Internet sur mobile, Nokia cherche à se distinguer dans le surf en situation de mobilité.



Nokia investit dans les technologies Internet mobile avec Novarra.
En procédant à cette acquisition (pour un montant non communiqué), le constructeur de terminaux mobile, leader mondial, veut “développer l’expérience Web mobile”.

Le rachat devrait être bouclé d’ici la fin du deuxième trimestre 2010.

La société Novarra, installée à Chicago, développe son propre navigateur pour le surf mobile et développe une plate-forme de services dédiés. Elle dispose d’un effectif d’une centaine de personnes.

L’acquéreur télécoms finlandais compte ouvrir un nouveau service plus tard dans l’année basé sur la technologie Novarra. Celle-ci faciliterait la navigation sur Internet sur les téléphones portables d’entrée et de milieu de gamme.

A travers sa solution Oneweb, Novarra veut faciliter le déploiement de services mobiles (widgets, Web apps…) quel que soit l’environnement OS mobile.

Des opérateurs mobiles comme Vodafone, Verizon Wireless ou Sprint ont commencé à déployer la technologie Novarra. Côté fabricants de terminaux, la société orientée surf mobile collaborent avec LG, Samsung et Palm.

Les technologies de navigation Internet en situation de mobilité fascinent toujours autant les constructeurs.

Ainsi, à l’occasion du Mobile World Congress en février dernier, RIM (BlackBerry) avait annoncé son intention de développeur son propre navigateur pour smartphone. Lire la suite...

Google et réseau à 1 Gbps : un afflux de candidats

Le projet de Google pour un réseau fibre optique à 1 Gbps aux USA a suscité un réel engouement avec plus de 1 100 dossiers de candidatures. Pour les municipalités sur les rangs, Google donnera sa réponse en fin d'année.


Le mois dernier, Google avait annoncé se lancer dans l'expérimentation d'un réseau large bande à ultra haute vitesse aux États-Unis, et pour ce faire de lancer un appel aux collectivités désireuses de bénéficier de connexions FTTH ( Fiber To The Home ) pouvant atteindre 1 gigabit par seconde. Pour Google, un grand champ d'expérimentation à près d'un demi-million d'abonnés ( 50 000 pour débuter ).

L'appel à candidatures de Google a pris fin le 26 mars 2010, et il n'est véritablement pas passé inaperçu. La firme de Mountain View rapporte avoir reçu plus de 1 100 réponses de communautés et plus de 194 000 d'individus.

Afin de séduire Google, une ville comme Topeka dans le Kansas n'a pas hésité à se rebaptiser tout le mois de mars : " Google, Kansas - La capitale de la fibre optique ". Cela aura été l'une des initiatives atypiques les plus médiatisées, mais il y en a eu d'autres. Google a par exemple noté le défi lancé par le maire de Duluth dans le Minnesota qui a plongé dans les eaux glacées du lac Supérieur... on se demande encore le rapport avec la fibre optique.

Pour Google, il est en tout cas déjà clair que les Américains ont " envie d'accès Internet meilleurs et plus rapides ". Avec son réseau expérimental pour lequel le coût de l'abonnement n'a pas été précisé, Google a pour objectif " d'expérimenter de nouvelles façons de rendre l'accès à Internet meilleur et plus rapide pour tout le monde ", de voir comment les développeurs et utilisateurs tireront parti de telles vitesses. Lire la suite...